J’ai tout mon temps

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J’ai tout mon temps

 

Réflexion sur le temps et les schémas de pensée

Qui ne manque pas de temps pour faire tout ce qu’il voudrait. Qui ne voudrait pas un peu plus que 24 heures dans une journée parfois (souvent!)… ? J’ai réalisé il n’y a pas si longtemps que je me répétais souvent dans ma tête : « je n’ai pas le temps », «  ah ! je n’ai tellement pas assez de temps », « hé ! que je manque de temps »

Ça vous arrive vous aussi ? Plutôt lassant et négatif à la longue je trouve.

J’ai donc cherché à changer ce réflexe mental, ce schéma de pensée. Chaque fois que je sens que j’ai cette impression que je vais manquer de temps (ce qui souvent s’accompagne chez moi de symptômes de stress – respiration courte, battements de cœur plus rapides) j’ai envie de dire à la place « J’AI TOUT MON TEMPS ».

Vous voulez savoir ce que j’ai remarqué ? D’abord ma respiration ralenti, tout de suite. Je ralenti également mes mouvements (plusieurs personnes dans les cours me trouvent très Zen et relaxe, mais je peux aussi être agitée et rapide dans mes mouvements et précipitée dans ma manière de parler). Et j’ai développé plus de présence. Une meilleure présence face à moi-même. Et également une meilleure présence avec les autres.

Maintenant, si je croise une personne que je connais sur la rue, au lieu de me dire « ishhh ! pas le temps de lui parler maintenant, je dois faire telle ou telle chose » je me dis « j’ai tout mon temps ! » Et je prends justement le temps, cet instant pour m’arrêter.

J’ai remarqué aussi que j’ai plus tendance à alléger mon horaire. J’étais la pro pour surcharger mes journées (oh ! je suis encore très bonne là dedans, je dois rester vigilante.) Mais cette idée d’avoir le temps, de prendre le temps demande nécessairement de faire le ménage d’un horaire trop plein.

Voilà ce que je gagne avec ce mantra : Je n’ai pas plus de temps que personne, mes journées continuent d’avoir 24 heures, mais j’ai un temps de meilleure qualité ! Pour moi c’est cette relation au temps qui a changé en plus de ma qualité de présence.

Le principe présenté ici peut s’appliquer à d’autres manières de voir les choses. À d’autres schémas de pensée. Et si « j’ai peur de faire telle ou telle chose » devenait « J’ai confiance en moi et en mes capacités de réussir telle chose ».

Ou encore « ah! que je suis fatiguée, je suis toujours fatiguée… » se changeait en « comme je suis en forme, comme je me sens en forme et pleine d’énergie… ». Vrai qu’on doit être vigilant face à la fatigue et à ce qui la cause, mais cette répétition mentale face à la fatigue n’amène t-elle pas une énergie plus lourde et finalement encore plus de fatigue.

C’est intéressant je trouve… 1- de prendre conscience de nos pensées; 2 – de décider d’en changer la forme; 3 – d’en voir les effets !

Ça vous inspire à essayer ?