« Je veux bien ralentir, mais je ne vois pas comment ! » ou encore « J’ai vraiment besoin de ralentir, mais je n’y arrive pas. »
Ça te dit quelque chose ?
À la périménopause, il est possible que tu te sentes surchargée et submergée. Que tu remarques une augmentation de ta sensibilité au stress. Tu ressens peut-être plusieurs autres symptômes de la périménopause et tu te dis que le stress et la surcharge ne doivent pas aider.
Et tu as raison. Toutes les variations hormonales que tu vis à la périménopause peuvent influencer ton système nerveux et ta tolérance au stress, ton sommeil et ta capacité à récupérer.
Ton corps te parle. Tu sais que ralentir pourrait te faire du bien (et dans certains moments tu sens que c’est une nécessité), mais tout va tellement vite.
Ça se peut aussi que tu ressentes un besoin profond de ralentir tout en ayant l’impression que ton corps et ton esprit sont incapables de le faire. Ce n’est pas qu’une question de volonté. Si c’est ton cas, sache que tu n’es pas seule.
Alors comment faire pour ralentir ?
Je m’appelle Caroline, je suis de Yoga ta Vie, prof et formatrice de yoga et de méditation, j’accompagne également les femmes à la périménopause, qui souhaitent adoucir ce passage et se reconnecter à elle-même.
J’ai pensé te proposer quelques pistes pour t’accompagner à intégrer un peu plus de lenteur dans ta vie.
1 – Un pas à la fois : ces petits moments de pause (qui deviendront grands)
Je suis adepte de l’idée d’intégrer des changements et de nouvelles habitudes « un pas à la fois ».
Ça coupe en petites bouchées, ça permet d’avancer sans être découragée par la montagne à escalader.
Demande-toi d’abord pour toi, ralentir, ça se vit comment ?
Est-ce aller marcher, te connecter à la nature, débuter la méditation, prendre le temps de respirer, te donner des pauses où ton regard plonge un peu plus en toi pour observer comment tu vas et ce qui t’habite, de boire du thé en pleine conscience, de lire, …
J’ai d’ailleurs créé une mini-série appelée Développer l’écoute intérieure. Si tu aimerais être guidée dans des pratiques pour créer de l’espace en toi et mieux écouter les murmures intérieurs.
Bref visualise d’abord ce qui t’appelle. Ressens ensuite comment tu te sens quand tu pratiques ces activités ou que tu prends ces pauses… Apaisée, présente, plus calme… ?
Puis prends rendez-vous avec toi-même pour 2 minutes. Inscris-le dans ton agenda. 2 minutes où tu reconnectes à la nature en allant au travail, 2 minutes où tu prends quelques respirations lentes et profondes…
Éventuellement, l’habitude s’installe. Une pratique de 2 minutes devient ensuite 5 minutes, puis 10 minutes. Et après quelques semaines ou quelques mois, tu prends un pas de recul, tu prends conscience de ce processus que tu as mis en place, qui te semblait petit, peut-être même insignifiant au début a pris racine et t’accompagne maintenant dans ton quotidien.
Vive le pouvoir de la pause ! Avec quelle petite pause vas-tu commencer ?
2 – Revoir tes priorités
La périménopause est une invitation à revoir ce qui est important pour toi, et comment tu souhaites vivre ces prochaines années de ta vie.
En intégrant de petites pauses comme présenté plus haut, tu pourras créer de l’espace en toi et mieux « ressentir » tes priorités.
D’ailleurs, pour bien des femmes, l’idée de ralentir ne répond pas seulement à un besoin de repos, mais à une forte envie de ne plus vivre exactement comme avant.
Le besoin de ralentir devient ainsi un signal. Le signal que certaines façons de vivre, certaines attentes ou certaines responsabilités ne sont plus alignées avec la femme que tu es en train de devenir. D’ailleurs, j’ai préparé une mini-série de pratiques toute en lenteur, pour favoriser le calme et l’apaisement.
Alors, par où commencer pour revoir tes priorités ?
Tu peux réfléchir à ce qui est prioritaire, faire des changements et te permettre de ralentir un peu plus. Fais le tour de tes activités et obligations quotidiennes, pose-toi ces questions :
- La charge peut-elle est revue et partagée ? Par exemple, est-ce que les enfants peuvent aider un peu plus dans la maison, préparer leurs dîners, aider aux tâches ménagères, …
- Est-ce que je garde cette activité par habitude? Est-ce qu’elle me nourrit? Me sert-elle encore ?
- Est-ce que je peux revoir la fréquence de cette obligation ?
- Qu’est-ce qui est urgent et qu’est-ce qui peut attendre ?
- Qu’est-ce qui essentiel, qu’est-ce qui est secondaire ?
Tu peux également revoir tes valeurs.
Nos valeurs changent tout au long de notre vie.
Qu’elles sont les tiennes présentement ?
Dresse une liste de 10 valeurs importantes, puis parmi celles-ci choisi les 5 essentielles et finalement établit ton top 3. Revoit ton emploi du temps en fonction de ces valeurs.
Rappelle-toi également le point précédent, « un pas à la fois ».
Tu n’as pas à tout chamboulé tout d’un coup. Peut-être que tu ne le peux pas de toute façon. Ou que tu n’as pas envie de procéder ainsi.
Instaure de petits changements. Ceux-ci vont se cumuler pour modeler éventuellement un emploi du temps différent.
3 – Ralentir, sans culpabilité
Combien de femmes me disent que c’est difficile de ralentir, mais aussi qu’elles ressentent de la culpabilité à le faire.
La culpabilité me semble souvent exprimée non pas parce que les femmes ralentissent mais parce qu’elles se choisissent.
Pendant des années, plusieurs femmes ont appris à prendre soin des autres avant elles-mêmes. Alors lorsqu’elles commencent à écouter leurs besoins, elles ont parfois l’impression d’être égoïstes… Ça résonne ça pour toi ?
Que ressens-tu quand tu te choisis? Quand tu annules une activité à la dernière minute pour rester à l’écoute de ton énergie ? Quand tu dis non ? Quand tu prends un congé du travail pour aller au spa ou faire une autre activité nourrissante ?
Mais prendre soin de soi n’est pas un abandon des autres. C’est souvent ce qui permet d’être présente plus longtemps, avec plus d’énergie et plus de douceur.
Si le premier pas pour s’éloigner de la culpabilité est déjà de se rendre compte de la présence de celle-ci, je pense qu’ensuite il importe de se donner le droit de prendre soin de soi.
De prendre conscience que c’est en prenant soin de soi qu’ensuite il est plus facile de donner et d’être là pour les autres. Même principe que dans l’avion : met ton masque d’oxygène avant d’aider les personnes autour de toi à mettre le leur.
Quand ton corps te demande de ralentir…
- Ralentis un petit pas à la fois avec tes pauses que tu intègres dans ton quotidien.
- Revois tes activités et obligations pour établir tes priorités et ouvrir de l’espace dans ton horaire.
- Donne-toi ce droit, cette permission de ralentir, pour ton bien-être et celui des autres autour de toi.

